Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /2008 14:51

07 Décembre 2008

 

 

En ce point d'inflexion, l'homme a recouvré la vue ...

 

 

Tel un fleuve impétueux, notre humanité semble avoir privilégié de s'écouler dans le lit de la violence entre les hommes. Guerres et destructions jalonnent sans interruption son parcours.

 

Déclinaison morbide. Certains chiffrent à 3,5 milliards le nombre de cadavres qui jonchent ses berges. L'équivalent de la moitié de la population mondiale actuelle.

 

A juste titre, et à toutes les époques, les hommes étaient en droit de s'interroger, d'être inquiets face à cette monstrueuse folie meurtrière de ses semblables.

 

Jusqu'à hier, il ne pouvait accéder aux informations et données qui lui auraient permis d'analyser et comprendre les origines des maux dont souffre notre humanité.

 

Aveugle, l'homme avançait, soumis, courbant l'échine.

 

A l'aube de ce XXIème siècle, survint ce que plus tard, nous ne devons pas en douter, les hommes considèrerons comme l'évènement déterminant dans l'évolution de l'humanité, la « révolution des communications ».

 

Informations et données parcourent le monde à la vitesse de la lumière, réduisant ainsi espace et temps. Il n'y a plus de « monde lointain ». Le monde est à notre porte, à notre fenêtre, sur notre bureau de travail, face à nous, sur nos écrans d'ordinateur. Le monde est enfin à notre échelle : l'échelle humaine !

 

Via Internet - la « Toile » - l'individu accède à une gigantesque bibliothèque mondiale constituée d'écrits et de banques de données. Tout est disponible sur tout. Informations, savoirs et connaissance se propagent à la vitesse de la lumière. Mieux encore, les échanges entre les hommes se développent d'une manière exponentielle. Ils explosent même. Il résulte de cette fantastique évolution que réflexions et analyses sur la compréhension des réalités du monde s'affinent, s'expriment et sont accessibles à tous en dehors de toute contrainte ou censure.

 

De fait, conscience et intelligence mondiales sont aujourd'hui d'un niveau immensément plus élevé que celui d'hier.

 

C'est une phénoménale révolution planétaire qui agite et ébranle notre humanité. Sans bruits, sans fracas, irréversible, puissante, elle s'extrait irrésistiblement des profondeurs.

 

En ce début du XXIème siècle, l'humanité incurve son chemin. Bifurque.

 

En ce point d'inflexion, l'homme a recouvré la vue. Et s'avance droit.


des guerres humaines à l'ultime guerre des hommes

 

Les historiens n'explicitent jamais les raisons qui motivèrent les guerres. Ils enseignent l'histoire par tranches taillées dans l'espace et le temps, sans liaison logique entre elles. Comme si l'humanité n'était qu'une somme de ruptures, de points singuliers.

 

Rien n'est plus faux que cela ! Ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas humain.

 

De tous temps, l'homme progresse continûment, sans rupture, sans cassure. Longues gestations,  long cheminement. Les inflexions sont dans les têtes des précurseurs qu'ils soient penseurs ou philosophes, pas dans les faits immédiats de tous les  jours.

 

Dans cette continuité choisissons le thème de la guerre pour fil d'Ariane. Observons, analysons.

 

Aux premiers temps, les hommes s'affrontent en une guerre totale, famille contre famille, tribu contre tribu, peuple contre peuple, cité contre cité, c'est-à-dire en un combat du « tous » contre « tous ». Cette guerre totale, du « tous contre tous », s'avère éminemment destructrice.

 

Résultat : au mieux la moitié des « tous » est massacrée, exterminée. Au pire ce type de guerre conduit au massacre et à l'élimination de « tous », moins une personne, l'unique survivant de ce gigantesque carnage, seul au milieu d'un champ de cadavres ! Autrement dit : table rase !

 

L'éradication ou l'anéantissement de l'espèce humaine se profilait dangereusement à l'horizon. Première prise de conscience salvatrice !

 

Des règles tacites régissant la guerre apparaîtront. Survie impose ! Femmes, enfants et vieillards furent exclus du champ de bataille. Seuls les adolescents et jeunes adultes disposèrent du privilège de défendre la communauté. Les pères sacrifièrent leurs fils !

 

Ils le firent si bien et avec un tel acharnement que l'histoire nous apprendra, par exemple,  que Sparte et Athènes, ces deux cités antiques ennemies, seront contraintes, faute de combattants de signer une trêve de 30 années ! Le temps nécessaire aux pères d'engrosser les mères, qu'elles mettent au monde d'autres garçons. Le temps nécessaire de leur enseigner l'art de la guerre, bref le temps que le fils soit en âge de combattre et ... de mourir ! Leur folie était si grande qu'ils ne respectèrent même pas la durée de cette trêve. Ils inventèrent les « mercenaires rétribués » venus d'autres contrées !

 

Les cités devinrent empires, pays, nations et Etats.

 

Avec eux naîtront le droit et les droits. Droit de la guerre, de faire la guerre ainsi que les règles censées réglementer l'art de la faire !

 

Seuls les nations et les Etats disposent de ces droits. Seules les guerres issues de ce droit sont dites légitimes.

 

Nos pères légitimèrent ainsi leur droit de sacrifier leur descendance au nom d'une obscure raison d'Etat.

 

Qu'elles sont donc, justement, les raisons qui conduisirent les hommes à s'entre tuer ?

 

La survie sûrement, issue du partage de la maigre nourriture disponible, mais aussi sûrement la peur de l'autre que l'on ne reconnaît pas, en ces temps là, semblable à soi. Le besoin légitime de posséder puis de défendre son propre territoire de vie où fixer sa famille, sa tribu ou son peuple. L'obligation de disposer de matières premières nécessaires à toutes évolutions.

 

Ressources qui devinrent ... richesses ... et ... sources de pouvoirs. Virage !

 

Quête de pouvoirs. Avec en ligne de mire au bout du tunnel: le pouvoir sur tous les pouvoirs, le pouvoir absolu. Terrible entonnoir. Fantastique vortex révélateur de la finalité ! Fantastique engloutissement !

 

Résumons ! Du chaos anarchique et suicidaire du « tous contre tous », succède le droit de la guerre circonscrit aux seuls Etats : « Etat contre Etat ». Les fils ?  Toujours sacrifiés !

 

Au nom de quoi ? De la richesse, de la puissance, du pouvoir. L'Olympe ! Dominer le monde. Maître du monde. De ce monde, siège de monstrueuses guerres entre Etats. Toutes conduites au nom de la survie économique de chacun. On massacre, on élimine, on pille, on asservit, que sais-je encore ... la liste est inépuisable !

 

L'économie s'impose. L'économie fait son coup d'Etat. Investi et remplace l'Etat.

 

Réfléchissons ! Pourquoi maintenir les Etats, puisque c'est l'économie qui dirige les hommes !

 

Supprimons les Chefs d'Etats, supprimons les Etats. Plus d'Etats. Plus de chefs d'Etats.

 

Place aux hommes d'affaires.

 

L'Etat de tous, vidé de ses substances originelles n'est plus qu'une enveloppe creuse. L'Etat n'est plus qu'un mot.

 

Triomphante, l'économie s'affiche, montre son vrai visage et règne aujourd'hui en maître absolu du  monde.

 

L'Ordre Marchand remonte ses Champs Elysées, s'expose, s'étale en tous lieux sans aucune retenue, proclame avec ostentation son programme et affiche son maître d'œuvre.

 

Fantastiques aveux !

 

Résumons encore ! Le loup est sorti de son bois. Démasqué. Insolent.

 

Sauf que dans sa folie ou par bêtise il ne comprend pas que ce faisant, il se désigne et se pose lui-même en tant qu'unique et ultime ennemi de l'humanité.

 

Ultime guerre du « tous » contre « un ». Ultime guerre des hommes. Prodigieuse déclinaison inexorable !  Démonstration parfaite, mille fois prévisible.

 

Par ce que simplement humaine. Bêtement logique, imparable, implacable.

 

Vider les Etats de leurs substances créatrices originelles c'est libérer les hommes, faire place nette aux individus, femmes et hommes répartis sur la surface de notre Terre.

 

Vider les Etats de leurs substances créatrices originelles, c'est détruire la notion d'Etat et changer les règles du jeu. C'est rendre caducs et obsolètes les droits « légitimes » qu'ils véhiculaient.

 

L'Ordre Marchand n'est pas un Etat. Il ne possède aucun des attributs ou prérogatives d'un Etat. Il ne possède aucun droit et ne peut en aucune façon endosser, revêtir ou simplement se protéger derrière ceux légitimes des Etats qu'il colonise.

 

De fait, l'Ordre Marchand a introduit et légitime, par lui-même, un monde sans lois, de « non droit ».

 

L'Ordre Marchand vient d'achever sa création d'un monde sans lois ni droits qui place les hommes et notre planète en situation de survie. Seule loi, la survie. Survie des hommes. Survie de notre planète

 

Ultime épreuve en deux combats.

 

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Bâtir le monde de demain, élaborer tous ensemble droits et devoirs futurs, conduire à terme cette immense et grandiose tâche requiert au préalable que nous effacions les errements anciens sources de nos maux présents.

 

Ultime épreuve en deux combats. Du « tous » contre « un ». Et de « chacun » pour (sauver) « notre planète ».

 

 « Tous » contre « un »: Quid de l'Ordre Marchand et de son armée de serviteurs ?

 

Je n'ai pas la réponse.

 

Qu'une sombre inquiétude, née de ce que je perçois du malaise profond qui ceint la population française, de ce lourd silence qui l'habite, née également au cours de ces trois années de navigation au contact de ces différents peuples que j'ai côtoyé, où je noterais de semblables silences et tensions internes contenues, inquiétude aujourd'hui amplifiée par les informations en provenance du reste du monde. Terrible généralisation. Terrible mondialisation. Partout les doigts pointés convergent.

 

Qu'un sombre pressentiment, issu de la phénoménale surdité face aux avertissements distillés par les hommes tout au long des siècles passés. De ce devoir de mémoire insidieusement inversé qui d'Egypte conduira à Auschwitz.

 

C'est terrible.

 

de cette guerre que la Nature livre à l'humanité toute entière - la « Guerre Mondiale » -

 

Dès les premiers jours de notre voyage, nous fûmes confrontés à une pollution et à une dégradation phénoménales des terres que nous visitions et de la mer Méditerranée que nous parcourions. Ce voyage va se traduire pour nous par une terrible prise de conscience en ce domaine. Ces pollutions, ces dégradations comme les pillages sans retour de notre espace naturel jalonnèrent notre voyage.

 

Je pris alors conscience que la nature n'aura pas d'autre issue que de se retourner contre nous, nous les humains. Ma pensée était encore plus crue ou plus dure puisque je pensais tout au long de ce voyage qu'elle « se vengerait » un jour.

 

Je me souviendrai toujours de cette pensée fulgurante, qui pour une raison inexpliquée, traversa mon esprit, alors que nous voguions toutes voiles dehors: « le jour où les hommes procéderont à un dessalement industriel le l'eau des mers et des océans, débutera alors le compte à rebours de l'existence de notre humanité ».

 

Cette évidente réalité comme ces spectacles désolants qui s'offraient à mes yeux vont me plonger dans un état prégnant d'angoisse, de malaise et de mal être.  Elle me conduisit à de nombreuses réflexions de fond concernant l'humanité et son devenir.

 

De retour en France, je vais, le 15 octobre dernier très exactement, commander via Internet, les 3 derniers ouvrages écrits et publiés par Michel SERRES durant la période de notre absence. Je cite les titres : « le Mal Propre », « Récits d'Humanisme » et « la Guerre Mondiale ».

 

Ce fut un choc, un immense choc ! Tout au long des écrits de Michel SERRES je retrouvais nombre de mes observations, pensées et réflexions apparues au cours du voyage.

 

Mais lui, Michel SERRES, par ce qu'il a ce génie qui n'appartient qu'à lui seul, et par ce qu'il consacre sa vie à la réflexion philosophique, sait employer les mots justes et parfaits pour exprimer la vie comme il se doit. Ses formulations comme ses analyses sont infiniment vraies. Percutantes et perturbantes aussi, au point d'en avoir les tripes qui se nouent.

 

Il ne parle pas de « vengeance » comme moi. Sa démarche empreinte d'humanisme débouche sur une vérité implacable. Lui, parle de guerre. De cette guerre que la nature livre à l'humanité toute entière. De cette guerre déjà commencée.

 

C'est, effectivement, une véritable guerre que la nature nous livre.

 

Non seulement elle était inévitable, mais elle sera impitoyable si nous ne savons pas, nous les humains, arrêter celle que nous lui menons depuis trop longtemps.

 

Elle dispose de moyens incommensurables, de très loin supérieurs à tous ceux dont nous disposons, nous les hommes. La puissance des éléments.

 

Michel SERRES ne va pas se contenter de cet évident constat. Il va aller plus loin. Beaucoup plus loin. Sur la base d'une extraordinaire analyse il formule la seule et unique issue que cette authentique menace imposera à terme aux hommes, c'est-à-dire à tous les peuples de la Terre, sans distinction.

 

Celle, où les hommes contraints par la Nature devront apprendre à vivre ensemble, à ne plus se faire la guerre entre eux et à unir leurs efforts pour préserver ensemble leur espace commun de vie.

 

Il n'y a pas d'autre issue.

 

Michel SERRES termine son travail de réflexions par une série de développements fabuleux.

 

Ceux d'abord qui explicitent les conséquences induites par le fait que tous les hommes sans exception oeuvreront conjointement à la sauvegarde de notre planète :

 

- la première étant que le droit de propriété du sol n'aura alors ni sens ni valeur. Nul ne pourra revendiquer une quelconque propriété partielle ou totale de la Terre. La Terre n'appartiendra à personne. La Terre appartient à tous. 

 

- la seconde est que nul ne pourra alors s'octroyer un quelconque droit ou pouvoir de dominer le Monde.

 

- la troisième, la Terre, autrement dit la Nature, dominera, s'imposera et imposera aux hommes un nouvel art de vivre. 

 

Celui enfin, où s'élevant au dessus des hommes et de leur histoire, il extrait de ce chaos général le fil d'Ariane qui guida la pensée et les actions humaines aux cours des siècles vis-à-vis justement de notre habitat commun qu'est la Terre.

 

« à l'origine, les Grecs craignaient et respectaient la nature ».

 

Ils craignaient ses colères, ses déchaînements. Au sommet de l'Olympe la Nature partageait les honneurs, puisque six dieux sur les douze olympiens la représentaient. Et pas des moindres qu'on en juge : Zeus, Poséidon, Héphaïstos, mais aussi Dionysos, Déméter et Artémis. Simple clin d'œil : sans eux, il n'y aurait pas eu d'Odyssée!

 

- « puis vint le dieu des juifs qui donna à l'homme le pouvoir absolu sur le Monde, les terres, les mers, les oiseaux, les poissons, les êtres vivants ».

 

Son projet a réussi. Des milliards de vies massacrées. De nombreuses civilisations anéanties. Des millions d'espèces animales massacrées à jamais disparues. Partout, des terres et des continents, des mers et des océans, ravagés, pillés, stériles, à l'abandon. Jamais pauvreté, misère et déchéances ne furent aussi nombreuses et aussi grandes qu'aujourd'hui.

 

Est-ce vraiment toi, dieu des juifs, que je devrais aujourd'hui louer ? Vénérer ? Et prier ? De quoi, dis-moi ? D'avoir autorisé le massacre ton « œuvre » ? D'avoir encouragé à transformer la Terre en une gigantesque décharge publique ? D'avoir permis la pollution du ciel et des terres par nos excréments et autres produits de nos maladies et dégénérescences mentales ?

- « ce faisant, d'avoir déchaîné la « colère céleste » » !

 

La Nature se rappelle à nous. Et comment !

 

Vertigineuse spirale ascendante qui nous ramène à la verticale de notre point de départ !

 

Hier les hommes firent l'humanité. Aujourd'hui la Nature nous impose l'Humanité de « l'homme symbiote vivant avec elle ».

 

Merveilleuse leçon que la Nature nous donne, à nous les hommes.

 

Nous n'avons pas su nous rendre compte suffisamment tôt que si nous les hommes nous avons besoin d'elle pour vivre, elle, la Nature, n'a pas besoin de nous pour vivre !

 

Terrible leçon. Pour se protéger de nous elle n'a pas d'autre solution que de nous anéantir.

 

Donc guerre, déclaration de guerre, pour une guerre totale, sans état d'âme. C'est sa  peau  qu'elle sauve. Les éléments sont lâchés contre nous.

 

Moins d'un siècle nous sépare de notre anéantissement total.

 

C'est peu, très peu. Cela veut dire qu'il nous faut immédiatement, tous ensemble, mettre en œuvre toutes les mesures pour stopper, voire diminuer nos folles agressions à son égard.

 

Pour seulement tenter de diminuer la violence de ses réactions...

 

Voilà notre second et dernier combat.

 

Son issue ?

 

Là aussi, je n'ai pas de réponse.

 

Qu'une immense crainte. Celle que les hommes restent sourds à un tel message. Par fanfaronnade ou par bêtise ou par incrédulité. Mais plus encore celle issue du risque majeur de voir l'Ordre Marchand ne pas savoir mettre un terme, tant qu'il encore temps, à sa folie et, au contraire, amplifier dégâts et réactions.

Par Pierre GALAND
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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /2008 14:43

10 Décembre 2008

 

 

 

Partout, les doigts pointés convergent ...

 

 

Depuis une quinzaine années nous n'avons plus de poste de télévision dans la maison.

 

Aujourd'hui, deux fois par semaine j'achète le quotidien « le Monde ». Avant c'était tous les jours. Une fine analyse m'apprit à sélectionner. Tous les matins et seulement de 7h à 8h30 j'écoute la radio, « France Inter », tout en dégustant mon petit déjeuner. Puis, et cela est devenu maintenant un rituel, je m'installe à mon bureau et surfe sur la toile, piochant ici ou là ce qui complète et complémente mon information du jour.

 

Ce mois de décembre est particulièrement riche en évènements. Anodins et pourtant précurseurs.

 

Anodins. En apparence seulement. Puisque volontairement noyés dans le flot des autres informations et présentés par l'ensemble des médias officiels avec le même degré de détachement et d'importance que les autres informations.

 

Précurseurs. Pour celui qui sait décrypter. Dois-je préciser terriblement précurseurs ?

 

Pour cette semaine: les attentats de Bombay et les émeutes grecques.

 

Ces derniers évènements qui embrasent actuellement la Grèce m'ébranlent et me bouleversent. Pour tout dire constituent une énorme surprise pour moi. Pourquoi ? Par ce que le comportement ainsi manifesté par le peuple grec en cette circonstance est radicalement et foncièrement le contraire de ce qu'il est naturellement.

 

L'heure est donc grave. Très grave, pour qu'un peuple de cette qualité morale soit conduit à sortir d'une manière aussi puissante de sa sagesse naturelle.

 

Nous avons côtoyé les grecs près d'une année et vécûmes immergés parmi eux six mois consécutifs. Nous fûmes émerveillés par eux. Par leurs comportements, façon d'être, bref par leurs qualités morales. Faisant preuve d'une éducation exemplaire du plus jeune au plus âgé.

 

Nous leur consacrâmes un article (Cf. article « les grecs ») tellement notre étonnement fut grand. Je ne peut m'empêcher de citer ici un court extrait : « Ce qui me semble caractériser au mieux ce peuple serait qu'il possèderait au plus haut degré le souci et l'art du beau et de l'harmonie en tous domaines. L'harmonie règne entre eux. C'est beau de voir la vie s'écouler ainsi. Peuple étonnant ! Il véhicule naturellement dignité, respect des autres et tolérance. Sagesse et philosophie seraient-elles à jamais inscrites dans leur patrimoine génétique ? Ce naturel est sidérant ! Pourquoi ? ». Dois-je également rappeler mon incroyable rencontre avec cet extraordinaire personnage « Téo d'Oro » à Mytilène (Cf. article « Téo d'Oro »)?

 

En une année nous ne vîmes aucun « voyou » ou individu marginalisé. Que ce soit à Athènes ou en Crète. Certes il y a en Grèce beaucoup de pauvreté et, en parallèle, une énorme dignité humaine. Beaucoup de fiertés aussi. Une belle fierté. Et une entraide familiale extraordinaire. Nul n'est laissé sans rien ou à la rue. Ils sont très pauvres, mais il n'y a pas un seul voleur. Des tonnes de marchandises posées sur le trottoir par les livreurs devant les magasins passent plusieurs heures ainsi en attente que le commerçant ouvre sa boutique. Pas un seul vol. Cela est du vécu de tous les jours en Grèce. Partout en Grèce. 

 

Pour ces évènements, ce sont les jeunes de 18 à 35 ans qui les premiers vont massivement réagir. Les parents ne tardèrent pas à suivre tous en masse derrière leur progéniture. Le peuple grec se soulève en masse, d'un seul bloc. Tous ensemble.

 

Contre qui ? Le commerce. Mais pas tous les commerces ! Là se trouve le premier enseignement discrètement passé sous silence par les médias. Le peuple grec sait faire la distinction entre les innombrables petits magasins tenus par les siens et qui peinent à gagner ainsi quelques euros. Il faut avoir vu, visité cette foultitude de magasins pour comprendre cette réalité. Non, le peuple grec n'est ni aveugle ni bestial ni anarchique ni terroriste. Il s'attaque aux « grands magasins » et magasins de luxe. Indice flagrant.

 

Il est également particulièrement significatif que cette révolte initiée à Athènes trouve un écho immédiat, quasi instantané, dans la ville de Salonique. Ce n'est pas pour rien ! Cela est immensément révélateur quand on sait que cette ville est depuis de nombreux siècles l'un des refuges ou l'un des points stratégique de l'Ordre Marchand. Là réside et sévit une partie de son « Armée de l'Ombre ». Là réside de nombreuses familles juives expulsées de Turquie dans les années 1935 par Mustafa Kemal Atatürk Informations bien entendu passées sous silence par les médias.

 

Le peuple grec n'est pas dupe. Il sait. Sa cible est claire !

 

Premier évènement précurseur.

 

Pour la petite histoire, connaissez-vous la réponse apportée par le gouvernement grec à ces évènements ? Extrait du quotidien « Le Monde » du vendredi 12 décembre 2008, page 10 : « Pour tenter de faire baisser la tension, le premier ministre conservateur Costas Caramalis a annoncé une série de mesures  pour l'indemnisation des entreprises et des commerces qui ont subis de dégâts».

 

Sans commentaire.

 

Examinons maintenant « les attentats de Bombay ». Je serais tout d'abord étonné par les faibles développements qu'en donnèrent les médias. Les analyses restèrent toujours très en retrait par rapport à la gravité de l'évènement (plus de 130 morts et plus de 300 blessés) et surtout évitèrent d'épiloguer sur certaines données « sensibles ».

 

Deux palaces (l'Oberoi/Trident et le Taj Mahal) et un centre juif (le Nariman House) constituèrent les principales cibles de ces attentats. C'est particulièrement révélateur.

 

A l'évidence ces deux palaces situés au cœur du centre financier de la dixième puissance économique mondiale n'abritaient pas de simples touristes, même richissimes. Mais bien  des hommes d'affaires. Ces palaces ne sont en réalité que les lieux de résidence et de travail de « l'Armée de l'Ombre Consciente » de l'Ordre Marchand. Les représentants de tous les pays s'y retrouvent. Les médias citèrent par exemple la présence d'italiens, de français, d'allemands, d'australiens, d'anglais, de canadiens, de japonais. Certes, oui. Mais il ne s'agit là en réalité que des représentants de la diaspora (internationale) juive. Tous sont juifs. Tous oeuvrent pour l'Ordre Marchand.

 

Ces deux attentats perpétrés contre ces deux palaces sont donc explicitement dirigés contre l'Ordre Marchand et son maître d'œuvre. La cible est claire. Il n'y a pas l'ombre du moindre doute. Et pour indiquer sans ambiguïté possible l'unique cible visée, le complexe juif de Nariman House, abritant un centre religieux juif, des logements et des bureaux est lui aussi affecté par ces attentats.

 

La ministre israélienne des Affaires Etrangères Tzipi Livni, quant à elle, ne s'est pas trompé lorsqu'elle déclara : « le signe que cette attaque visait les juifs et les Israéliens ». A mon avis il aurait mieux valu qu'elle se taise. Ses propos constituent un extraordinaire un aveu. Un lapsus (inintelligent) révélateur

 

Ce qui est symptomatique dans cette affaire est le traitement qu'il recevra de la part de l'ensemble des médias français. Bizarrement personne en France ne parla d'actes antisémites ! Pourtant il s'agit là d'actes hautement antisémites. Alors pourquoi se « profil bas » de la part de tous nos pourfendeurs français d'actes antisémites ? Pourquoi ce « profil bas » de la Licra et de toutes les institutions internationales chargées de surveiller et de dénoncer la moindre atteinte au peuple juif ?

 

Pour une raison simple et évidente ! Le faire serait révéler l'internationalisation de l'antisémitisme, sa mondialisation ! Avec la terrible obligation de devoir l'expliquer et de la justifier.

 

Impossible !

 

Lorsqu'il y a de cela plus d'une année j'entamais mes écrits sur l'Ordre Marchand et sur le peuple juif, je ne m'imaginais pas être aussi près de la réalité. Dans tous ces articles je laissais s'exprimer en toute liberté mon intuition et ressentis profonds sur nombre de choses. Le plus souvent ils s'achèvent par de sévères mises en garde. Il y a des évidences incontournables, incontestables. Ces deux évènements sont dramatiquement précurseurs. Partout les doigts pointés convergent pour désigner l'ennemi commun à tous les hommes, à l'humanité. L'Ordre Marchand n'a plus d'échappatoire possible, d'issue de secours, de lieux de protection où il serait en sécurité. Il s'est piégé lui-même. Il est piégé.

 

Suite logique à sens unique et à unique issue.

Par Pierre GALAND
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Profil

  • : Pierre GALAND
  • L'Ordre Marchand
  • : Homme
  • : 21/07/1946

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